Un dessert qui fait de l'esprit (de framboise)...

J’avoue une petite faiblesse pour un dessert italien “à risque”, mais parfois, il faut savoir vivre dangereusement ;-) ! Je parle évidemment du célèbre tiramisu.

Son origine reste peu claire, plusieurs histoires existent, mais le tout reste attaché à l’Italie. Il se compose d’ingrédients simples, mais donne un tout absolument divin ! Il a parfois mauvaise presse, car parmi les ingrédients, des œufs frais, sans aucune cuisson. Tout le monde connaît un ami ou une connaissance qui a été malade après avoir mangé un tiramisu “pas très frais”...D’où l’avantage de le faire chez soi, avec des œufs ultras frais!

La recette de base marie mascarpone, œufs, sucre, Marsala (alcool), biscuit à la cuillère ou boudoirs ainsi que du café froid et de la poudre de cacao. Le principe est simple, faire plusieurs couches, en mouillant les biscuits avec le café et l’alcool, recouvrir du mélange au mascarpone et voilà, le tour est joué!

La version traditionnelle peut laisser place à des versions plus fantaisistes avec d’autres ingrédients, ce fut d’ailleurs le cas pour cette version.

Tiramisu aux mûres et à l’esprit de framboise ou dessert à haut risque, mais tellement gourmand

------ Ingrédients (4 verrines) -------

250g de mûres (+ 4 pour déco)
1dl d’eau
4cs de sucre

2 œufs TRES FRAIS !!!
30g de sucre
140g de mascarpone
2càs d’esprit de framboise (ou autre alcool)
Chocolat pour déco
10-12 biscuits à la cuillère


---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 15min
Temps de repos:4h
Temps de cuisson: 10min


Je n’aime pas trop les alcools forts, sauf dans les desserts. J’avais trouvé ce merveilleux esprit de framboise il y a quelque temps déjà, le niveau peinant à descendre. Voici donc un très bon moyen de parfumer mon tiramisu avec cet alcool fin et très parfumé.

Laver les mûres sous l’eau froide et les sécher sommairement. Les couper en 2 si elles sont grandes. Dans une casserole, faire chauffer l’eau et les 4càs de sucre. Porter à ébullition et ajouter les mûres. Laisser mijoter pendant 5-7 min. Les mûres ne doivent pas se défaire, mais être “tendres”. Retirer du feu et laisser refroidir.

Séparer les jaunes des blancs, monter les blancs en neige (ferme) en ajouter une pincée de sucre. Incorporer le sucre au jaune et mélanger le tout jusqu’à ce que l’appareil blanchisse. Incorporer le mascarpone et l’alcool. Bien fouetter le tout. Incorporer finalement les blancs battus à l’aide d’une maryse (délicatement), pour obtenir un mélange bien homogène.

Dans la verrine, mettre une couche de biscuits à la cuillère, répartir les mûres par dessus et arroser avec le sirop obtenu lors de la cuisson. Recouvrir avec la masse au mascarpone et mettre au frigo pour au moins 4-5 heures, pour que la masse prenne un peu (cela se garde aussi bien emballé au frigo pour la nuit). Il ne reste plus qu’à décorer et déguster!

J’ai beaucoup aimé cette version au fruit, j’aurais presque dû prendre des verrines plus profondes pour pouvoir faire plusieurs couches ^^! Et aucun problème gastrique! Il faut faire attention (bien se laver les mains, fraîcheurs des œufs) mais les risques ne sont pas non plus démesurés (femmes enceintes s’abstenir, c’est quand même plus prudent ;- ) laissez votre mari le tester, améliorer la recette et quand il a trouvé LA recette, cela sera sûrement bon pour le goûter).

Vous pouvez bien évidemment changer l’alcool (ou ne pas en mettre du tout, aromatiser votre tiramisu avec un sirop ou une huile essentielle), le faire avec d’autres fruits (myrtilles, cerises, framboises, mirabelles, pruneaux,...) c’est vraiment très frais et pas trop trop lourd.

---------- Bon appétit ----------

J’avais une fois mangé un plat entier de tiramisu que ma coloc avait préparé et oublié ou frigo (j'avoue, j'avais quand même eu des remords à la fin du plat, mais bon, c'était pour la bonne cause ;- )), sinon il passait à la poubelle…je dois dire que j’aurais bien refait la même chose avec cette version. La crème n’est pas trop compacte, le tout est agréablement frais et parfumé. Une grande réussite !
---------- Le coin photo----------
Lumière: Photo prise avec une lumière naturelle, fin de journée, lumière indirecte
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La fin du monde…dans ma pâte à beignet !

Une fois n'est pas coutume, un petit clin d'œil à nos amis canadiens qui passent souvent sur ce site! Ah le Canada, un si joli pays ! J’aurais pu essayer d’écrire quelques mots dans cette drôle de langue, mais je crois que j’écris déjà bien assez mal en français pour ne pas écorcher une langue de plus ;-)

Lors de mon passage à Montréal et à Québec, je me rappelle d’une serveuse qui était toute étonnée d’apprendre que notre monnaie nationale était le franc suisse et non pas le dollar. Il avait même fallu lui montrer un billet, tant elle était incrédule ! Je me rappelle aussi de la « cueillette des billets » dans le train, ainsi que des « Tu veux tu encore de la soupe (une soupe aux pieds de brocoli qui je n’oublierai jamais…mais alors jamais !). Bon, vous me direz que nous autres Suisses, nous n’avions rien à envier aux Canadiens avec nos cornets à commission, nos échines plantées dans le doigt et autres poussettes ou galetas (il parait).

Bref, petit clin d’œil à mes amis de l’autre bout du monde avec cette seconde recette de filets de perches. Si vous avez suivi l’épisode précédent, il me restait encore 200g de filet à préparer. Mais pourquoi le Canada et pas la Belgique ou autre ? Simplement car j’emploie une bière canadienne, une Fin du monde ;-) !

Petite présentation sur la bière Fin du Monde : c’est une bière blonde de triple fermentation. Son nez et corsé, malté avec des notes d’agrumes. Ce n’est pas une bière de « gonzesse » comme on dirait, avec son caractère, une belle amertume et 9% d’alcool qui se sentent bien, mais sans être écœurant. Une très bonne bière, que l’on trouve assez facilement en magasin (Coop par exemple).

Beignets de filets perches à la bière et sa sauce exotique

------ Ingrédients (4 personnes) -------
400g de filets de perches du lac

Pour les beignets
115g de farine blanche tamisée
1 œuf
1dl de bière
1 pincé de sel


Sauce :
8 càs de yaourt nature
4 càs de mayonnaise (facultatif)
2 càs de lait de coco (ou plus selon la texture désirée)
Curry en poudre
¼ de banane réduite en purée

---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 10min
Temps de repos: 1h
Temps de cuisson: 5min

Préparer la pâte une heure à l’avance, le temps de la laisser reposer.

Bien mélanger tous les ingrédients pour la sauce selon vos préférences (plus ou moins de curry, de banane ou autre).

Faire chauffer de l’huile pour friture dans une friteuse (c’est beaucoup plus simple). Éponger les filets avant des les tremper dans la pâte à beignets, laisser un peu égoutter et les faire frire quelques minutes, la pâte doit dorer un peu. Retirer du bac de friture et les transférer dans un plat avec du papier absorbant pour retirer l’excès d’huile. Saler un peu puis servir bien chaud avec la sauce, déguster aussitôt.

---------- Bon appétit ----------

La bière donne une pâte assez « légère » (si on peut parler de léger quand on parle de friture) avec un tout petit peu d’amertume, qui se marie bien au poisson et à la sauce. Une traditionnelle sauce tartare irait aussi à merveille mais j’avais envie de changer un peu.

Promis Mercotte, la prochaine fois, je teste la recette avec les pistaches et l'écume au gingembre ^^!

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Souvenirs du bord du lac...

Je n’ai jamais du être une loutre, un martin-pêcheur ou un dauphin dans une vie antérieure…le poisson et moi, pas vraiment une histoire d’amour. Étant petit, je mangeais ces fameux poissons panés qu’on trouvait un peu partout et….j’ai beau réfléchir, je crois que cela devait s’arrêter là. Vraiment ? Pas tout à fait…j’adorais aller manger au bord du lac, dans un restaurant bien précis. Nous y allions régulièrement avec ma grand-maman et nous prenions toujours la même chose : Des filets de perches du lac, meunière, avec des frites ! Quel délice !

Pas évident de trouver de jolis petits filets de perches de nos lacs…Nettement plus simple d’acheter ces immenses « morceaux » (car on ne peut plus parler de filets) de perches du Nil…Absolument rien à voir…alors lorsqu’on m’a dit qu’il était possible d’en trouver des filets de perches du lac de très bonne qualité au marché, je ne me suis pas fait prier pour y faire un tour, très tôt le matin. Et oui, la roulotte est petite, le marchand très sympathique et ses produits : absolument fantastiques!

(Avis aux Fribourgeois de passage par ce blog : allez-y faire un tour, vous ne serez pas déçu ! mais attention, les filets de perches partent très vite, inutile de vous pointer à midi ;-)). Et voila, 400g de filets dans mon panier, histoire d’en profiter 2x..2 recettes, 2 façons de les apprêter. En avant pour la première

Filet de perches meunière aux amandes ou souvenir au bord du lac

------ Ingrédients (2 personnes) -------

200g de filet de perches du lac
Farine
Huile pour cuire
1 peu de beurre

1dl de bon vin blanc
1 càc d’échalote émincée très finement
50g de beurre
1 peu de jus de citron
Sel et poivre

4-5 càs d’amandes effilées grillées
Tranche de citron comme déco
Persil


------- Proposition /choix du vin -------

J’avais envie de changer un peu, varier. Un vin valaisan aurait été parfait sur ce poisson fin et délicat, j’ai opté pour un vin blanc de Bourgogne avec ce Chablis Premier Cru les Vaillons d’Albert Bichot. Un millésime 2005, agréable. Une robe magnifique, éclatante. Un nez aux notes de fleurs blanches, pêches blanches. En bouche, un gras maîtrisé sur des accents de poire, qui se finit sur une finale longue, mais délicate.

---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 10min
Temps de cuisson : 5min

Mes filets n’avaient plus d’arrêtes, à vous de contrôler et de les retirer si besoin. Essuyer les filets dans du papier absorbe-tout , saler et poivrer légèrement et les fariner AU DERNIER moment en les tapotant bien pour retirer le surplus de farine. Dans une poêle, faire chauffer un peu d’huile additionnée d’une noix de beurre. Une fois bien chaud, y faire cuire les filets, côté peau pour commencer, puis baisser la température et laisser cuire à feu deux 2min de chaque côté (dépend un peu de la taille de vos filets, il faut obtenir une très légère coloration, pas plus) pas plus. Inutile de les assécher !

Retirer le filet et les garder au chaud (dans le four préchauffé à 100°C dans du papier alu). Retirer le restant de matière grasse (en laisser juste un tout petit peu), faire revenir l’échalote sans coloration et déglacer avec le vin blanc. Ajouter un trait de jus de citron (selon vos goûts) et laisser réduire. Une fois réduit au ¼, ajouter le beurre et bien mélanger pour obtenir une belle sauce. Dresser les filets, les recouvrir avec le beurre et parsemer le tout avec les amandes effilées grillées et un peu de persil. Et voilà !

---------- Bon appétit ----------

Presque aussi bon qu'au restaurant ! Simple et rapide, c'est vraiment ma façon préférée d'apprêter ces filets de perches. Les amandes amènent un peu de couleur et de croquant, très agraéble.

P.S. En écrivant ce billet, je me suis demandé pourquoi cette « sauce » s’appelait meunière…j’ai trouvé 2 explications que j’ai trouvées possibles : meunière comme la femme du meunier, qui a accès à la farine, du coup le poisson est passé à la farine avant cuisson. Une variante est un peu plus imagée : le moulin se trouvant à proximité d’un cours d’eau, le poisson est frais. Nul besoin d’une sauce épaisse pour masquer le goût d’un poisson un peu trop vieux ;-) Marrant non ?

La prochaine recette très prochainement avec une recette de filet de perche en beignet, voyage autour du monde ;-) A suivre

---------- Le coin photo----------
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C'est fort en chocolat et même bien plus ...

Chocolat, vous avez dit chocolat ? Je suis votre homme ! J’adore son odeur, sa texture, son goût, ses parfums, ses arômes, sa complexité et le plaisir qu’il procure. Le biochimiste que je suis vous parlerait de phényléthylamine, de sérotonine, d'endorphine ou encore d’'anandamide. Pas très sexy, mais toutes ces "choses" se trouvent en faible quantité dans le chocolat et sont responsables de son effet "antidépressif". Autant dire qu’avec cette recette, vous allez vous sentir joyeux et de très bonne humeur ;-)

Je voulais un dessert 100% chocolat, un peu technique (j’avais un après-midi à tuer) mais avec beaucoup, beaucoup de goût, des textures variées, un gâteau qui lorsqu’on l’amène à table, tout le monde se tait et se dit : « Non, il n’a pas osé….. » Et bien si ! Un gâteau reprenant plusieurs inspirations, ajoutant ma touche personnelle.


Gâteau 101% chocolat ou pure folie chocolatée

------ Ingrédients (6-8 personnes) -------

Biscuit chocolat :
80g de noix de Pécan caramélisées
70g de chocolat noir 50%
100g de beurre fondu
2 œufs
90g de sucre
60g de farine


Crème chocolat :
1.5dl de lait
1.5dl de crème liquide
3 jaunes d’œuf (ou 2 gros)
50g de sucre
60g de chocolat au lait
60g de chocolat noir
1 feuille gélatine ramollie dans l’eau


Couverture :
120g de chocolat noir grand cru 70%
4cl de crème liquide
6cl de crème double
10g de beurre
40g de sucre
6cl d’eau


Déco :
Cacao en poudre
Quelques noix de Pécan caramélisées


------- Proposition /choix du vin -------

Et pour accompagner cette merveille, rien de tel que ce cidre de glace qui vient directement du Québec ! Absolument rien à voir avec un cidre traditionnel, il n’est pas gazeux, mais liquoreux et doux ! Une pure merveille. Il faut presser plus de cinquante pommes pour faire une bouteille. Les pommes et les moûts sont laissés à geler au froid naturel de notre hiver canadien (-40°). En janvier, les extraits de jus hautement concentrés en saveurs et en arômes obtenus par cryo-extraction sont mis en fermentation. Terrible !

---------- Préparation ----------

Biscuit
Temps de préparation : 10min
Temps de cuisson : 15min a 170°C
Temps de repos : 30min


Faire caraméliser les noix de pécan avec 2 càs de miel et laisser refroidir puis les hacher grossièrement. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Dans un bol, fouetter les œufs avec le sucre. Ajouter le chocolat fondu et mélanger puis incorporer le beurre, les noix de pécan et la farine. Verser la préparation dans un moule a charnière de 20cm (garni avec du papier sulfurisé). Enfourner et laisser cuire env. 15min (chaleur tournante si possible). Le dessus doit former une croute mais pas l’intérieur ! Sortir du four et laisser refroidir un peu et démouler sur une grande assiette PLATE (en laissant le papier sulfurisé dessous). Laisser refroidir.

Le biscuit restera comme ça très moelleux, même s’il ne vous semble pas cuit. Rien ne vous empêche de le cuire un peu plus si vous préférez un biscuit plus sec.

Crème au chocolat :
Temps de préparation : 10min
Temps de cuisson : 10min

Temps de repos : 30min + 3h


Faire fondre le chocolat au bain-marie. Dans un bol, fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Porter la crème et le lait à ébullition et verser sur le mélange et mélanger. Remettre le tout dans la casserole et chauffer comme pour faire une crème anglaise. Une fois le mélange épaissi, le retirer du feu et y ajouter le chocolat fondu et la feuille de gélatine.

Poser un cercle à entremets de 22cm autour du biscuit (le mieux étant d’avoir quelque chose d’assez lourd pour que la préparation ne coule pas !) . Laisser refroidir la crème au frigo pendant 30min (ou pour qu’elle s’épaississe déjà) puis recouvrir le biscuit avec (je mets une assiette assez lourde sur le cercle pour qu’il ne coule pas) et entreposer le tout au congélateur pour 3h.

Couverture :
Temps de préparation : 10min
Temps de cuisson : 10min

Temps de repos : 30min


Casser 70g de chocolat en petits morceaux. Les mettre dans une casserole avec l’eau, le sucre et la crème double. Porter le tout à ébullition et mélanger pour obtenir un mélange onctueux. Retirer du feu et réserver. Râper les 50g de chocolat restant, faire chauffer la crème liquide (ébullition) et retirer du feu. Ajoutez le chocolat râpé en plusieurs fois, bien mélanger. Laisser légèrement refroidir puis ajouter le beurre coupé en petits morceaux. Ajouter ensuite la sauce au chocolat et mélanger le tout.

Sortir le gâteau du congélateur et retirer le cercle. Étaler la couverture à l’aide d’une spatule souple la couverture assez rapidement, car le froid la fige rapidement. Entreposer au frigo. Au Saupoudrer au dernier moment avec le cacao et décorer avec les noix de Pécan. Déguster sans attendre!!!!

Petite astuce: attention au démoulage, vu que le biscuit est juste cuit et très moelleux, il n'est pas très solide, impossible donc de soulever le gâteau d'un coup! j'ai toujours gardé la feuille de papier sulfurisée sous le fond pour le transférer après chaque opération, c'est bien plus simple. Sinon, deux grandes spatules planes feront l'affaire! je vous aurai prévenu ;-) !

---------- Bon appétit ----------

Cela demande un peu (beaucoup) de temps, mais c’est beau, mais c’est surtout divinement bon !!! Une petite tranche suffit pour s’envoler vers le paradis (et c’est mieux, votre balance vous remerciera ;-)) Du chocolat, encore du chocolat, que du chocolat. Les textures se marient parfaitement bien, la noix de pécan apport un peu de croquant, la mousse est onctueuse et délicate. Une grande réussite, je crois que je vais vite remettre ça, avec des noisettes cette fois-ci, car j’en connais une qui n’aime pas trop les noix de Pécan ;-)

---------- Le coin photo----------
Lumière: Photo prise avec une lumière naturelle, fin de journée, lumière indirecte
Objectif: Sigma 18-200 , travail en RAW 14bits qui a été traité par la suite. Photo prise de très près (limite de la netteté), ce qui donne ce flou sans une grande ouverture (f6.3)
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Un carpaccio qui tourne mal...

Et un petit problème technique : comment faire un bon carpaccio avec des tranches de l’épaisseur d’une entrecôte ? Ce n’est pas gagné ! J’ai beau mettre le morceau au congélateur quelques instants, la coupe n’est pas parfaite…et du coup, je fais de moins en moins de carpaccio. C’est d’autant plus dommage que c’est un plat très agréable en été…Bon, parfois mon boucher a le temps de m’en faire, mais parfois je me retrouve avec des tranches un poil trop épaisses à mon goût…je sais, je suis pénible, mais j’assume.

Je dois avouer que je ferais bien un tartare, mais cela ne me tente pas souvent. Tout le monde connaît l’histoire d’une personne malade après avoir mangé un tartare pas trop frais et la texture de certains tartares proposés au restaurant ne me donne tout simplement pas envie d’en manger…Tous ? Certainement pas.

Nous sommes sur la terrasse du Pérolles, la carte devant nos yeux ébahis…Au menu, thon mariné, loup de mer, foie gras au chutney d’abricots et comme plat de viande, un tartare de filet de bœuf au vieux parmesan…Voila un très bon moyen de me réconcilier avec ce plat.

Vous pensez bien que j’allais essayer de faire un tartare chez moi. Pour un plat simple, une seule règle : des produits frais et de très bonne qualité. Un filet de bœuf Angus, une très bonne huile d’olive, un peu de vieux parmigiano reggiano et le tour est joué.

Tartare revisité de bœuf Angus au vieux parmesan, ou quand le tartare détrône mon carpaccio

------ Ingrédients (2 pers. entrée) -------

200g de filet de bœuf (ou autre)
1/2 échalote finement émincée, juste revenue dans un peu de beurre (sans coloration)
2càs de pignons de pin grillés
1 petit morceau de vieux parmesan
Quelques feuilles de rucola
3-4 càs d’huile d’olive (très bonne qualité)
Fleurs de sel, poivre et piment d’Espelette


---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 10min

Le tartare se prépare vraiment au dernier moment pour éviter tous risques de « contamination ». Le tartare est souvent préparé en hachant la viande au mixer ou machine…Inutile et dommage avec du filet de bœuf ! Une planche, un bon couteau et un peu de travail pour réduire le morceau en petits morceaux, mais pas trop. Inutile de réduire la viande en purée ! Le tartare aura une plus belle tenue et la viande aura plus de goût.

Une fois la viande découpée, la mettre dans un bol et mélanger avec tous le reste, la rucola finement ciselée. Bien mélanger et dresser dans l assiette à l’aide de forme. Il ne vous reste plus qu’à griller un peu de pain pour accompagner le tout et déguster immédiatement !

Une entrée « de luxe » mais qui fait tout son effet, c’est fin et très bon, frais et délicat.

---------- Bon appétit ----------

Que dire, je crois que les images parlent d’elles-mêmes ! C’est vraiment très bon ! J’utilise une huile absolument divine qui parfume le tout de manière subtile. Le piment d’Espelette donne un peu de piquant au tout, mais doit rester discret. La rucola amène une touche d’amertume qui se marie bien avec le parmesan et les pignons. A refaire d’urgence !

---------- Le coin photo----------
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Du piment pour chasser ces nuages...

Une recette rapide pour un passage éclair sur mon blog. Marre du temps pourri de ces derniers jours ? Avec cette recette, départ immédiat pour Singapour, son soleil et ces températures tropicales !

J’avais mangé un plat similaire dans un petit restaurant lors de mon passage dans cette ville. J’avais été agréablement surpris, moi qui n’aime pas trop le tofu de manière générale. La sauce cacahuète relève très bien le tout !

Tofu frit et sauce cacahuète ou comment oublier ces journées pluvieuses

------ Ingrédients (4 pers. entrée) -------

2 échalotes, émincées
2 grands piments rouges, épépinés et émincés
2 càs de sucre de palme
80g de beurre de cacahuètes (crunchy, avec morceaux)
4 càc de sauce soja
1 càs de jus de tamarin
50ml d’eau

400g de tofu pressé
1 càs d’huile de tournesol
1 petit concombre
1càs de sel
150g de pousses de haricots
---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 20min
Temps de cuisson : 5min


Commencer par préparer la sauce cacahuète. Broyer les échalotes et les piments dans un mortier (ou dans un mixer) et ajouter le sucre de palme. Le mélange doit devenir bien homogène, sans morceaux. Si la mixture est trop épaisse, ajouter un peu d’eau pour détendre le tout. Transférer la pâte obtenue dans un bol et ajoutez le beurre de cacahuètes, la sauce soja et le jus de tamarin puis bien mélanger le tout pour obtenir une sauce homogène et épaisse. Réserver.

Éponger le tofu et le découper en tranches d’environ 1cm d’épaisseur. Chauffer l’huile dans un wok et faites frire les tranches de tofu jusqu’à ce qu’elles colorent (environ 5min). Retirer du wok et éponger le surplus d’huile dans un papier absorbe-tout.

A l’aide d’une fourchette, gratter la peau du concombre. Le frotter avec le sel et laisser dégorger une dizaine de minutes. Rincer sous l’eau et essuyer avec du papier absorbant puis découper en tranches.

Dans le wok, faire sauter les pousses de haricots 1min dans un peu d’huile et dresser immédiatement dans les assiettes. Ils doivent rester croquants !

Dresser l’assiette avec quelques tranches de concombre dans le fond, quelques tranches de tofu frit, une poignée de pousses de haricots et finir par recouvrir avec la sauce et servir immédiatement.

---------- Bon appétit ----------

Et pour pimenter un peu plus la chose, remplacer les piments par des petits piments rouges, voir verts...vous verrez, les nuages disparaissent instantanément à votre arrivée ;-) Et si vous n'aimez pas le tofu, rien ne vous empêche de le remplacer par du poulet, ou même de fines tranches de bœuf!

---------- Le coin photo----------
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Un cheesecake, encore un cheesecake, toujours un cheesecake

Ah les cerises, je pourrais en manger des tonnes. Cela me rappelle toujours mon enfance, ces échelles posées contre les arbres, un petit panier tressé à la ceinture et hop, en haut de l’arbre. Une cerise dans le panier, une cerise dans la bouche et ainsi de suite, la récolte n’était pas très efficace. Ensuite, interdiction de boire de l’eau…je ne sais toujours pas pourquoi.

Il est donc temps de publier une recette avec des cerises. J’avais fait un clafoutis revisité avec des cerises, sauce au vin rouge avec une boule de glace à la meringue et double crème de la Gruyères. Très bon, mais carrément affreux niveau photo…le désastre, impossible de trouver quelque chose de convenable. Du coup, il fallait bien refaire une autre recette…cerises, dessert, garder le vin car cela allait vraiment bien et… En avant pour un cheesecake !

Petite parenthèse : Impossible de cuisiner une bonne sauce avec un vin à 1 franc le litre, il n’y a pas de miracle…Une sauce raffinée demande un vin de qualité. Certains cuisinent le poulet au Chambertin Grand-Cru (pour avoir goûté, c’est absolument délicieux…), je ne vais pas jusque-là !

Pour cette recette, j’ai choisi un vin que j’adore, la Syrah de Chamoson de la Cave de la Colline de Daval à Sierre, une perle ! Le reste, pour le cuisinier et ses convives !

Cheesecake chocolat blanc et cerises pochées à la Syrah ou quand je réussis mieux ce dessert

------ Ingrédients (1 moule 18cm de diam) -------

150g de biscuit (digestive biscuits, ou shortbread)
50g de beurre

400g Philadelphia
100g de mascarpone
2 œufs
50-60g de sucre
100g de chocolat blanc concassé en petits morceaux
1 sachet de sucre vanillé

150g de cerises dénoyautées
1dl de vin rouge (Syrah)
2càs de sucre brun
½ bâton de cannelle
3-4 capsules de cardamome

100g de Philadelphia
50g de sucre glace
1càs de réduction de vin


---------- Préparation ----------

Temps de préparation : 10min
Temps de cuisson : 15min


Commencer par dénoyauter les cerises et les faire pocher dans le mélange vin, sucre et épice. Laisser cuire 15min, les cerises doivent rester entières. Retirer du feu et laisser refroidir.

Temps de préparation : 15min
Temps de cuisson : 40-50min

Temps de repos: 1 nuit au réfrigérateur

Réduire les biscuits en poudre assez fine. Ajouter le beurre fondu et bien mélanger. Recouvrir le fond d’un moule à charnière avec du papier sulfurisé. A l’aide d’un verre droit, tasser la poudre de biscuits dans le fond et sur la paroi du moule pour avoir une couche uniforme et assez compacte. Cuire à blanc pendant environ 5min à 180°C. Sortir et laisser refroidir.

Pendant ce temps, mélanger le Philadelphia (les 400g) avec le mascarpone. Incorporer les œufs, puis le sucre, bien mélanger le tout pour avoir un appareil homogène. Ajouter le chocolat concassé et bien mélanger à nouveau.

Verser la moitié de l’appareil dans le fond précuit, déposer quelques cerises pochées, ajouter le reste de l’appareil, lisser et enfourner pour environ 30-40 min à 180°C. Le temps de cuisson varie selon votre four, il faut que l’appareil au fromage commence à dorer légèrement. Le centre doit être encore légèrement tremblotant à la sortie du four (pas trop cuit).

Laisser refroidir puis patience! Il faut le garder 24h minimum au frigo!

Ce long délai passé, préparer le topping: Mélanger le Philadelphia avec 4-5 càs de sucre glace, selon vos goûts. Ajouter 1 càs de la réduction de vin, puis transférer le tout dans une poche à douille. Couvrir la moitié du cheesecake avec le reste de cerises pochées et répartir le topping sur le sommet du cheesecake, entreposer une heure au frigo puis décorer avec quelques cerises enrobées de chocolat et noix de coco.

---------- Bon appétit ----------

Un cheesecake crémeux à souhait, les cerises parfumées se marient très bien à la base de fromage blanc. Je pensais en distribuer, et bien non, je l’ai mangé tout seul…oui oui, je sais, je suis un sale égoïste…mais parfois, c’est tellement bon ;-)

---------- Le coin photo----------
Lumière: Photo prise avec une lumière naturelle, fin de journée + Flash p
Objectif: Sigma 105mm f2.8, f3.2 , travail en RAW 14bits qui a été traité par la suite
Iso: 200 iso, appareil sur trépied et pohto en RAW 14bit pour post-traitement.